La pièce Golem se présente comme un prolongement de la rencontre entre le danseur/chorégraphe Julien Carlier et le sculpteur Mike Sprogis.

Dialogue entre deux artistes de disciplines et d’âges différents, la performance se construit comme le miroir déformant de leurs parcours, creusant les analogies entre leurs pratiques respectives, de la sculpture et de la breakdance.

L’un voit dans la danse une sculpture éphémère en mouvement ; l’autre voit dans les mouvements du sculpteur et de son matériau une danse de laquelle s’inspirer.
Entre les deux hommes, sur scène, il y a de l’argile. Manipulée, cette matière amène une confusion entre l’inerte et le vivant, la terre devenant homme et l’homme devenant par moment une matière sans vie.

Le titre Golem choisi pour sa symbolique du double, de la créature sans âme façonnée à l’image de son créateur, est vu comme une projection que l’on crée pour se comprendre ou pour comprendre l’autre.

A travers cette rencontre, et le contraste donné par l’argile, la pièce parle du temps qui passe et de ses conséquences sur le corps et la mémoire : Le sculpteur fini par se faire sculpter par sa pratique, les souvenirs racontés souvent se modifient et s’oublient.

Distribution

Chorégraphie : Julien Carlier
Interprétation : Julien Carlier, Mike Sprogis.
Musique et conseils artistiques:  Simon Carlier
Conseils artistiques et dramaturgiques : Fanny Brouyaux
Création lumière : Frédéric Vannes
Scénographie : Justine Bougerol

Golem est un projet créé avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Service de la Danse. Avec les soutiens de Charleroi danse, d’Ultima-Vez, du KVS, du Centre Culturel Jacques Franck, du Centre Culturel de Namur et du Grand Studio.