THE TIDE MUS HAVE DROPPED AT LEAST 30 FEET

La notion d’« Umwelt » constitue le point de départ de ce trio. Les biologistes du XXe siècle désignaient ainsi l’environnement sensoriel où le « monde propre » à chaque espèce ou à chaque individu, qui le distingue des autres.

La pièce nous donne ainsi à voir trois danseurs apparemment isolés dans des sphères singulières. Trois trajectoires dans un espace incertain. Trois stratégies pour conjurer le vertige : se creuser une entrée au ras du sol, y débouler comme une tornade, ou avancer à tâtons, à l’oreille, dans l’effort d’un geste remémoré.

Face à l’espace et son vertige qu’avons-nous en partage sinon la durée réelle de nos présences ? Sur quelles fréquences communes nous accorder alors ?

Distribution

Chorégraphie : Julien Carlier
Interpretation : Mike Sprogis, Marie Orts, José Meireles
Bande son : bruitages radios créés par Simon Carlier, récit de Mike Sprogis, Barbara – Mes insomnies.

Cette performance a été créée et présentée à l’abbaye de Royaumont dans le cadre de la formation PROTOTYPE IV / Corps dansant virtuose ou amateur : quelles présences à l’œuvre dans le projet chorégraphique ?