JULIEN CARLIER

Né à Bruxelles en 1985, Julien approche la danse de manière autodidacte par la pratique du Breakdance. Avant de s’intéresser à la chorégraphie, il se forme à la kinésithérapie et obtient un master à l’Université Libre de Bruxelles.

Ses premières expériences de la scène lui viennent de plusieurs échanges artistiques interdisciplinaires et ensuite de projet créés en collectifs. Il participe à la première édition de la formation Tremplin Hip-Hop à Bruxelles en 2012 et plus récemment à la formation Prototype à l’Abbaye de Royaumont à Paris en 2017-18.

 
Son travail, influencé par son parcours hétéroclite, combine la virtuosité du vocabulaire Hip-Hop à une recherche de sensibilité et d’écoute de l’autre. Il travaille essentiellement à partir des individualités et des moments de rencontres pour construire ses projets.


Bien que se définissant comme créateur contemporain, sa pratique de la danse Hip-Hop fait partie intégrante de son travail que ce soit dans son rapport aux qualités de mouvements particulières, ou même dans certaines thématiques de pièce comme Dress Code, dans laquelle il revient avec un regard distancié à ses premiers amours : Le break dance.

Son intérêt pour la création chorégraphique nait des expérimentations qui y sont possible. La thématique de l’ « expérience » est présente à différents niveaux dans toutes ses pièces.

Sa première pièce, MON/DE, explore son expérience personnelle des « paralysies du sommeil » utilisant un dispositif vidéo donnant à voir des évènements proches de ceux se déroulant sur le plateau, mais étrangement différents ; Une sorte de version « bis » de la réalité, un miroir déformant.

Il poursuit ce cheminement dans sa pièce suivante, Déjà Vu, qui met en scène 4 danseurs dans un parcours labyrinthique aussi bien du point de vue mental (narration sans queue ni tête) que physique et chorégraphique. 

Il crée ensuite Dress Code, performance in situ dans laquelle des breakdancers se donnent à voir au public à la manière d’une exposition. La chorégraphie proche du rituel, les amène jusqu’à l’épuisement. Par ce mécanisme il tente de donner à voir la discipline du point de vue de la pratique et du pratiquant, sans être didactique ou sensationnel.

Golem, la dernière création en date prend comme point de départ sa rencontre avec le sculpteur Mike Sprogis, âgé de 70 ans, et explore les analogies entre leurs deux parcours de vie et disciplines. La manipulation de l’argile sur scène est mise en relation avec la manipulations des corps, renvoyant aussi bien à son parcours de danseur qu’a sa pratique de kinésithérapeute.

 

COMPAGNIE ABIS


La compagnie Abis est articulée autour du travail du chorégraphe Julien Carlier.

L’envie à travers cette structure est de créer un projet global rassemblant différentes actions : La création de projets long s’étalant sur plusieurs années, mais aussi des performances plus courtes et des périodes de résidences de recherches.

La compagnie Abis affirme une démarche expérimentale, mélangeant sans cesse les disciplines et revendiquant un aspect hybride.

En parallèle des créations artistiques, le projet Labos - Laboratoire de recherche chorégraphique - voit le jour en 2018. L’objectif y est de réunir lors de résidences, des danseurs et artistes de disciplines différentes autour de thématiques communes.

 
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